Comment 2024, riche en élections, s’annonce pour les marchés mondiaux

Reuters - 09/04
Au cours d’une année chargée en élections, les marchés ont jusqu’à présent ignoré les résultats, se concentrant carrément sur la seule compétition qui pourrait se répercuter sur tous les domaines, du commerce international à la dette des marchés émergents : la course à la présidentielle américaine en novembre.
LONDRES, 9 avril (Reuters) - Au cours d'une année chargée en élections, les marchés ont jusqu'à présent ignoré les résultats, se concentrant carrément sur la seule compétition qui pourrait se répercuter sur tous les domaines, du commerce international à la dette des marchés émergents : la course à la présidentielle américaine en 2017. Novembre.
Les électeurs indiens, quant à eux, voteront plus tard ce mois-ci, et l'homme fort autoproclamé Narendra Modi devrait remporter un troisième mandat de Premier ministre dans le pays le plus peuplé du monde.
Taiwan, le Portugal, la Russie et la Turquie ont déjà organisé des élections. D'ici la fin de l'année, les pays représentant plus de 60 % de la production économique mondiale et plus de la moitié de la population auront voté.
Chronologie des élections en 2024
Voici un aperçu de certaines des élections clés à venir.

1. INDE

Une coalition dirigée par le parti nationaliste hindou Bharatiya Janata (BJP) du Premier ministre Narendra Modi devrait remporter la majorité des sièges parlementaires.
Une inflation persistante, en particulier celle des prix alimentaires, et une faible création d'emplois pourraient toutefois nuire aux chances du BJP.
L’exportateur de matières premières a secoué les marchés en restreignant les exportations de riz, de blé et de sucre. Un retour au populisme budgétaire risque d'aggraver le déficit budgétaire déjà important de l'Inde, ce qui entraînerait davantage d'emprunts. Le FMI estime que la dette publique pourrait atteindre 82,3 % d’ici 2024/25.
Les élections législatives en Inde se dérouleront par étapes du 19 avril au 1er juin, les votes étant comptés le 4 juin.
Graphiques linéaires montrant les projections de divers indicateurs

2. AFRIQUE DU SUD

Lors des élections générales du 29 mai, le parti au pouvoir, le Congrès national africain, devrait perdre sa majorité parlementaire pour la première fois depuis que Nelson Mandela l'a porté au pouvoir en 1994.
Face à la stagnation économique, aux coupures d'électricité, au chômage et aux allégations de corruption qui aliénent les électeurs, l'ANC pourrait devoir s'associer à l'Alliance démocratique ou aux Combattants de la liberté économique, d'extrême gauche.
Avant les élections, le gouvernement pourrait augmenter ses dépenses, augmentant ainsi la dette. Si l’ANC s’allie à un parti de gauche, les dépenses sociales pourraient augmenter. Les inquiétudes concernant une monnaie faible et des finances publiques tendues pourraient ralentir la baisse des taux.
Le gouverneur de la Banque centrale, Lesetja Kganyago, a déclaré que l'incertitude électorale « maintenait la prime de risque du pays à un niveau élevé », faisant référence au rendement que les investisseurs exigent en raison des risques perçus.

3. E...
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