Conny Van de Sluis : «La nature en avance, le travail en retard»

Geneviève Montaigu - LeQuotidien - 08/04
Les fortes pluies des derniers mois causent-elles du tort à la production horticole? Conny Van de...

Conny Van de Sluis est vice-président de la Fédération horticole luxembourgeoise et, comme tous les professionnels du secteur, il est tributaire de la météo. La nature est en avance, mais le travail en retard.

Les fortes pluies des derniers mois causent-elles du tort à la production horticole?

Conny Van de Sluis : Surtout du retard! C’est simple, il pleut depuis le 15 octobre et, en six mois, on a atteint les deux tiers de la quantité nominale de pluie, c’est-à-dire qu’on dépasse les 600 ml sur les 900 ml de moyenne annuelle, ce qui fait que tout est trempé. Pour travailler en extérieur, ce n’est pas évident, sinon être sous la pluie. Les paysagistes et les producteurs horticoles accusent donc un sacré retard en dépit d’une nature qui a deux semaines d’avance. La pluie en période de floraison, ce n’est jamais bienheureux et nous craignons maintenant le gel qui risque encore de venir. Au niveau du travail du sol, de la préparation du terrain pour les cultures annuelles, cette météo pose problème. Avec le changement climatique que nous connaissons, nous risquons de passer du « trop mouillé«  à du « trop sec« . Les statistiques nous le diront à la fin de l’année. Le problème avec un sol gorgé d’eau, asphyxié, qui manque de vie microbienne, c’est qu’il est difficile de faire des cultures au printemps qui prolifèrent rapidement. Généralement, la production horticole se fait sur des terres plus sableuses, donc certains champs étaient praticables pour les salades et autres légumes.

Le printemps est la saison la plus importante pour les horticulteurs et les paysagistes. Pourront-ils rattraper leur retard?

La nature est en avance et notre travail en r...
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