Des fleurs, des humains et le « Journal du temps présent » font le printemps des galeries beyrouthines

LOrientLeJour - 05/04
La nature libanaise, dans tous les sens du terme, se déploie sur les cimaises des galeries et espaces d’exposition en ce début de printemps. Cela va de la nature paysagère à forts relents...

La nature libanaise, dans tous les sens du terme, se déploie sur les cimaises des galeries et espaces d’exposition en ce début de printemps. Cela va de la nature paysagère à forts relents identitaires de Omar Fakhoury à la nature humaine chez Salah Missi, en passant par un retour sur la nature créative de Nadim Karam ou encore celle, « pas si éphémère », des fleurs de Shérine Geagea. Passage en revue.

-Quand Omar Fakhoury transpose sa forêt à Marfa’

Comme une symbolique appuyée de l’abandon dans les toiles de Omar Fakhoury. Photo DR

Peindre la touffeur mystérieuse des bosquets, une clairière nimbée de lumière après la pluie, la nudité noueuse d’un sarment de vigne, un mimosa en fleurs, un figuier sauvage aux branches encore dépouillées, un rocher étalant dans la verdure sa silhouette de gisant… Et des fleurs des champs. Tout un mur de fleurs indigènes portraiturées une par une, en gros plan, sur toile de lin. Et qui, accompagnée chacune de son appellation en arabe dialectal, forment une belle installation évocatrice d’un herbier artistique géant.

De baroudeur des villes, Omar Fakhoury semble s’être converti à la pérégrination au sein de la nature. Aux excursions en forêt, plus précisément, pour reprendre le titre, « Forest », de son actuelle exposition à la galerie Marfa’.

En réalité, c’est un retour aux sources qu’opère, dans cette série de peintures quasi exclusivement vertes, cet artiste connu surtout jusque-là pour ses « portraits d’objets » et ses représentations des éléments qui jalonnent ...
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