Cet article est issu du magazine Les Indispensables de Sciences et Avenir n°216 daté avril/ juin 2024.
Fera-t-il beau demain ? Une question peut-être aussi vieille que l'humanité… Mais l'avènement de la météorologie comme science est relativement récent dans l'histoire humaine. Alors, comment s'y prenait-on par le passé pour prédire la pluie et le beau temps ?
Le cosmos aristotélicien se divise en deux espaces
En Occident, les premières traces écrites remontent à l'Antiquité. C'est Aristote (384-322 av. J.-C. ) qui invente d'ailleurs le terme, lorsqu'il rédige son traité "Meteorologica", aux alentours de l'an 340 avant notre ère. "Il est toutefois important de faire une distinction de terminologie, pointe Frédéric Le Blay, spécialiste en histoire des sciences et philosophie ancienne à l'Université de Nantes. Quand Aristote définit ce champ théorique pour la première fois, il s'intéresse à l'ensemble des phénomènes observables dans la partie 'sublunaire' du monde."
En effet, le cosmos aristotélicien se divise en deux espaces. Le premier, au-dessus de la Lune ou "supralunaire", est celui, prévisible et régulier, des astres et de leurs révolutions sphériques autour de la Terre, celui de l'astronomie ou de l'astrologie. Le second, appelé donc "sublunaire", est irrégulier et imprévisible, régi par l'interaction des quatre éléments (feu, air, eau, terre...
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