« Nevermind » : l’astéroïde qui pulvérisa les dinosaures du hard rock

Philippe Guedj - LePoint - 05/04
Second album de Nirvana, ce disque furieux et mélodique, entre punk et metal, marqua de concert l’apocalypse et la renaissance du rock dur. Une révolution.

On n'avait rien vu venir, nous les béotiens du manche. Pour tous les guitaristes néophytes, amateurs du hard rock de papa, fans de Mötley Crüe, Van Halen et autres Bon Jovi, la rentrée 1991 s'annonçait comme une formalité placée sous le signe du gros son qui tache, celui qui berça nos années 1980. Sur nos calepins trépignants : les nouveaux albums de Guns N' Roses (Use Your Illusion 1, le 17 septembre), d'Ozzy Osbourne (No More Tears, le même jour) et des Red Hot Chili Peppers (Blood Sugar Sex Magik, une semaine plus tard), sans oublier le tout frais Black Album de Metallica, sorti en août.

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