30 août. Les Jeux paralympiques de Paris ont commencé depuis deux jours. Aux abords de Paris La Défense Arena, muée en piscine pour l'occasion, Hector Denayer se prépare pour l'événement de sa vie. Le jeune nageur du club de Dijon, né sans main gauche, approche du bassin. Il s'apprête à vivre les Jeux, dans son pays, à 19 ans. Le nageur se place sur son plot de départ. «À vos marques! Prêts?»
Un an et demi avant le signal de départ, Hector se l'imagine déjà. Mais le chemin qui lui permettrait d'avoir la chance de plonger dans ses premières paralympiades ne commence pas dans l'eau. Hector doit passer un examen médical. Comme tous les athlètes paralympiques, après une batterie de tests, il sera classé dans une catégorie selon la gravité de son handicap.
L'enjeu est de taille. Un seul rendez-vous médical peut faire basculer un destin. À l'issue de celui-ci, le médecin donne la catégorie sous la forme d'un chiffre. Se voir attribuer un petit numéro, c'est être classifié parmi les handicaps les plus sévères. À l'inverse, un numéro élevé correspond aux handicaps légers. Les sportifs cherchent donc à être inscrits dans la catégorie inférieure, dans l'idée d'affronter des adversaires moins mobiles et d'optimiser ainsi leurs chances de victoire. Pour atteindre leur rêve de médaille, certains sont prêts à tricher.
Villeneuve-Loubet, au cœur des Alpes-Maritimes. Une station balnéaire coincée entre Nice et Antibes. Dans ce coin paradisiaque, idéal pour une retraite dorée, celui que l'on surnomme «Tcho Tcho» ne mène pas une vie aisée. Georges-Emmanuel Moutiez est devenu tétraplégique après un accident lors de vacances en Tunisie. Même si sa carrière de pongiste en fauteuil roulant n'a pas été prolifique, il a su se relever grâce au sport.
Aucun titre majeur, une vingt-huitième place mondiale à l'apogée de sa carrière: le Français ne s'est jamais rapproché des sommets. En cause: une classification «sévère» qui l'a maintenu dans une classe trop difficile pour lui. Peut-être p...
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