Les Jeux paralympiques slaloment entre triche et dissimulation

Thomas Fraisse - Slate FR - 04/04
Les Jeux paralympiques de Paris auront lieu du 28 août au 8 septembre. Quelque 4.500 athlètes aux handicaps très différents vont s'affronter. Particularité du paralympisme: les athlètes sont classés dans des catégories en fonction de leur handicap. Enquête sur un système imparfait.

30 août. Les Jeux paralympiques de Paris ont commencé depuis deux jours. Aux abords de Paris La Défense Arena, muée en piscine pour l'occasion, Hector Denayer se prépare pour l'événement de sa vie. Le jeune nageur du club de Dijon, né sans main gauche, approche du bassin. Il s'apprête à vivre les Jeux, dans son pays, à 19 ans. Le nageur se place sur son plot de départ. «À vos marques! Prêts?»

Un an et demi avant le signal de départ, Hector se l'imagine déjà. Mais le chemin qui lui permettrait d'avoir la chance de plonger dans ses premières paralympiades ne commence pas dans l'eau. Hector doit passer un examen médical. Comme tous les athlètes paralympiques, après une batterie de tests, il sera classé dans une catégorie selon la gravité de son handicap.

L'enjeu est de taille. Un seul rendez-vous médical peut faire basculer un destin. À l'issue de celui-ci, le médecin donne la catégorie sous la forme d'un chiffre. Se voir attribuer un petit numéro, c'est être classifié parmi les handicaps les plus sévères. À l'inverse, un numéro élevé correspond aux handicaps légers. Les sportifs cherchent donc à être inscrits dans la catégorie inférieure, dans l'idée d'affronter des adversaires moins mobiles et d'optimiser ainsi leurs chances de victoire. Pour atteindre leur rêve de médaille, certains sont prêts à tricher.

«Les médecins sont faciles à berner» 

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Aucun titre majeur, une vingt-huitième place mondiale à l'apogée de sa carrière: le Français ne s'est jamais rapproché des sommets. En cause: une classification «sévère» qui l'a maintenu dans une classe trop difficile pour lui. Peut-être p...
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