Pourquoi les multinationales ferment-elles des usines en Grèce ?

MSN - 01/04
Craintes d’un nouveau cycle de désindustrialisation. Les coûts énergétiques élevés et le manque de main d’œuvre.

Un message particulièrement alarmant sur le risque de désindustrialisation du pays est envoyé par les deux lock-out des usines de verrerie Gioula à Aigaleo et d'EVIEN à Thessalonique et Kilkis, annoncés à moins d'une semaine d'intervalle. Elle a été précédée en 2023 par la fermeture de quatre autres usines, celles de Tupperware à Thèbes, de Reckitt Benckiser à Vasiliko Chalkida et des unités Crown Can Hellas à Patras et Corinthe.

Mais la liste des lock-outs d'unités industrielles en Grèce s'arrêtera-t-elle là ou sommes-nous confrontés à un nouveau cycle de désindustrialisation avec en jeu ce qui reste de la base productive du pays après les lock-outs répétés des années 80 et 90 et la nouvelle vague de la période 2008- 2018, où, selon les données de PwC, on estime que les cheminées ont gelé et que les disjoncteurs sont tombés en panne dans 26 570 petites, moyennes et grandes entreprises du secteur manufacturier, mettant 160 000 travailleurs au chômage ?

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Les évaluations des acteurs du secteur manufacturier et les messages venant d'Europe ne sont pas rassurants. Les récents lock-out semblent être les premières victimes en Grèce d'un virus de désindustrialisation qui a frappé bien plus tôt les pays industrialisés d'Europe, en premier lieu l'Allemagne traditionnellement forte.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les deux entreprises grecques qui ont baissé les volets sont membres de groupes multinationaux. Il est communément admis dans les milieux de l'industrie nationale que la décision du groupe portugais BA Vidro, qui a acquis Iula en 2017, d'éteindre les fours de l'usine historique d'Aegaleo après 77 ans d'activité, mais aussi la décision de La décision du géant américain Sonoco Alcore de fermer...
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