L'EI est une "bombe à retardement" dans les camps de réfugiés syriens

VnExpress - VN Express - 31/03
Les camps de réfugiés et les camps de détention du nord-est de la Syrie abritent des dizaines de milliers de personnes, dont de nombreux militants de l'EI et ceux affiliés au groupe, ce qui suscite des inquiétudes quant à la résurgence du spectre du terrorisme.

Pour beaucoup, l’horreur de l’État islamique (EI) a pris fin lorsque la campagne menée par les États-Unis a vaincu le groupe en 2019. Mais cinq ans plus tard, l’obsession revient lentement.

Des dizaines de milliers de civils vivent dans des camps de réfugiés comme celui d'Al-Hol, qui abrite de nombreux membres des familles de militants de l'EI et d'autres personnes prises dans le chaos dans le nord-est de la Syrie. Beaucoup d’entre eux ne sont pas syriens mais viennent des pays voisins, voire d’Europe et d’Amérique. Environ 9 000 militants de l'EI sont détenus séparément dans un réseau de centres de détention dans la même zone.

Les camps de réfugiés et les camps de détention sont gardés par les Forces démocratiques syriennes (FDS), la force dirigée par les Kurdes qui a combattu aux côtés des États-Unis contre l'EI et qui est désormais soutenue par l'armée américaine. Le défi immédiat pour les États-Unis et leurs partenaires internationaux est d'atténuer le sort des résidents des camps de réfugiés et d'empêcher les efforts de l'EI visant à « radicaliser » la population.

Mais la question la plus difficile est de savoir comment garantir le rapatriement des milliers d’habitants des camps de réfugiés et de rebelles avant que la région ne devienne encore plus chaotique. Si une future administration américaine retire son soutien aux FDS ou retire les forces américaines, la sécurité dans les camps de réfugiés et les camps de détention pourrait s’effondrer et déclenche...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...