La farce électorale de Maduro : les conséquences

Infobae - 30/03
L'impopulaire président du Venezuela réutilise un scénario bien connu
Nicolás Maduro, s'inscrivant comme candidat à sa réélection cette semaine dans une nouvelle farce électorale. REUTERS/Leonardo Fernández Viloria

Pour ceux qui ne le savaient pas, c’était un spectacle fascinant. Le 25 mars, le président Nicolas Maduro s'est présenté avec exultation au siège du Conseil national électoral à Caracas pour se présenter comme candidat aux élections présidentielles du Venezuela, prévues le 28 juillet.

Dehors, une foule de supporters, soi-disant spontanée, s'est rassemblée - le convoi de bus qui les a amenés à la ville a été caché à la télévision d'État. À l’intérieur, le candidat, vêtu d’un survêtement blanc aux couleurs du drapeau vénézuélien, a salué les responsables électoraux avant de prononcer un discours enflammé, dans lequel il a qualifié son opposition de groupe d’oligarques népotistes. Sa femme et son fils, tous deux hommes politiques influents, étaient assis au premier rang. « Le peuple a le pouvoir », a déclaré le président.

Mais ce n'est pas comme ça. S’il l’avait, Maduro ne serait plus au pouvoir. L’autocrate impopulaire a supervisé une récession désastreuse qui a vu environ un quart de la population émigrer au cours de la dernière décennie. Son gouvernement continue d'exister uniquement parce qu'il a piétiné la démocratie vénézuélienne. Sa précédente réélection, en 2018, était une farce, dans laquelle il fallait empêcher de nombreux leaders de l’opposition de se présenter. Le concours ...
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