La rotation de la Terre change, cela retarde une échéance cruciale pour la mesure du temps

Sciences Et Avenir - 29/03
Une étude affirme que la fonte accélérée des glaces, liée au réchauffement de notre planète, va retarder le moment où nous devrons effectuer pour la première fois une opération critique : retirer une seconde au temps universel.

Elle ne pèse pas bien lourd dans la balance, mais c’est tout de même une relative bonne nouvelle. Le réchauffement climatique nous épargnera peut-être une opération aussi risquée qu’inédite à l’échelle mondiale : retirer une seconde au temps dont nos horloges atomiques battent la mesure avec une redoutable précision. C’est ce qu’affirme une étude de l’Institut de Géophysique de l’Université de Californie, aux États-Unis, publiée fin mars 2024 dans la revue Nature.

Pourquoi ? Parce que la vitesse de rotation de la Terre accélère progressivement depuis quelques décennies. Un phénomène dont on attribue la cause à des mouvements de convection plus intenses dans le noyau de notre planète, et un ralentissement du noyau fluide. Or, si notre planète tourne plus vite, cela entraînera des journées légèrement plus courtes, et donc un décalage entre le temps universel mesuré à partir de la rotation de la Terre, et celui du Temps atomique Universel, mesuré par un réseau de 450 horloges atomiques.

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