En mer, il est impossible de voir les frontières entre les pays, et pourtant, elles peuvent jouer un rôle déterminant dans la survie de la faune marine. Ce mois-ci, des chercheurs à bord d'un navire de Greenpeace ont mené une étude sur la réserve marine des Galápagos et ses environs.
Si la biodiversité peut s’épanouir dans ces vastes espaces protégés, le danger guette dès que l’on franchit ces barrières, pour se retrouver dans les eaux internationales.
À l'est des îles Galápagos, les espèces migratrices doivent traverser une zone de pêche industrielle qui n'est soumise aux lois d’aucun Etat. Et dans cette région du globe comme dans tant d’autres, la haute mer doit faire face à une augmentation préoccupante des activités humaines.
"Avec l’émergence de nouveaux secteurs industriels, comme l'exploitation minière en eaux profondes, mais aussi les pratiques de pêche non durables, nous sommes vraiment inquiets, parce que ces zones sont particulièrement sensibles", explique Stuart Banks, chercheur en sciences marines au sein de la Fondation Charles Darwin. "Si cette incroyable diversité n’est pas reconnue, nous risquons de la voir disparaître avant même d'avoir eu la possibilité de la reconnaître, de l'apprécier et de la protéger".
Jusqu'à présent, les Etats ont eu du mal à désigner des sites protégés en dehors de leurs propres zones économiques exclusives. Mais les militants écologistes espèrent qu'un nouveau traité international pourra changer la donne, en autorisant la protection des zones océaniques a...
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