L’épargne n’est peut-être pas la super arme de l’Europe dans la bataille économique

Francesco Canepa - Reuters - 26/03
Alors que l’Europe cherche à tenir tête à ses rivaux économiques, les politiciens pensent détenir une arme secrète : l’épargne inexploitée de ses citoyens.
  • Les gouvernements cherchent à mobiliser l’épargne
  • Les économistes doutent que cela fasse une différence
  • Les conseillers financiers mettent en garde contre les risques pour les ménages
FRANCFORT, 25 mars (Reuters) - Alors que l'Europe cherche à tenir tête à ses rivaux économiques, les responsables politiques pensent disposer d'une arme secrète : l'épargne inexploitée de ses citoyens.
De l’Italie vendant des obligations d’État aux ménages, aux discussions françaises sur un produit d’épargne paneuropéen ou à la Grande-Bretagne offrant des allégements fiscaux pour les investissements en actions britanniques, les gouvernements de toute l’Europe cherchent des moyens de mobiliser la richesse des ménages.
Tous ces projets partagent une idée sous-jacente : l’Europe dispose de suffisamment d’argent qui pourrait être consacré à ses objectifs, de la transition verte au renforcement de son armée.
Les politiciens espèrent que l’argent privé, investi dans les actions locales ou dans la dette publique, pourra contribuer à combler l’écart de croissance et de productivité avec les États-Unis et la Chine, qui distribuent des subventions massives à leurs industries.
Mais les critiques estiment que de tels programmes risquent de décevoir les épargnants tout en ne parvenant pas à remédier aux lacunes profondément enracinées du modèle économique européen, qu'ils considèrent comme dissuasives pour les investissements.
"C'est une façon d'inventer une solution simple à des problèmes très compliqués", a déclaré Daniela Gabor, professeur à l'Université de l'Ouest de l'Angleterre.

De l'argent inutilisé ?

Les Européens ont depuis longtemps épargné davantage, ouvrant un nouvel onglet, que leurs homologues américains et l’écart s’est creusé récemment, peut-être en raison des incertitudes, ouvrant un nouvel onglet, comme la guerre en Ukraine.
Des hommes politiques comme le ministre français des Finances Bruno Le Maire lorgnent désormais sur ce pécule, qui comprend 8 400 milliards d’euros, qui ouvre un nouvel onglet des dépôts bancaires de la zone euro.
Le Maire, qui a parlé de l'argent "dormant", ouvre de nouveaux onglets dans les comptes au lieu de contribuer à la prospérité, souhaite un produit d'épargne paneuropéen. Les législateurs français ont e...
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