Poème de la semaine : Le bruit le plus triste, le bruit le plus doux par Emily Dickinson

Carol Rumens - TheGuardian - 25/03
Cette évocation du printemps prend vite un ton plus sombre et s’inscrit parmi les œuvres inoubliables de l’auteur.

Le bruit le plus triste, le bruit le plus doux (No 1789)

Le bruit le plus triste, le bruit le plus doux, Le bruit le plus fou qui grandit, — Les oiseaux, ils le font au printemps, À la fin délicieuse de la nuit,

Entre la ligne de mars et d'avril —Cette frontière magiqueAu-delà de laquelle l'été hésite,Presque trop proche du paradis.

Cela nous fait penser à tous les morts qui ont déambulé avec nous ici, rendus cruellement plus chers par la sorcellerie de la séparation.

Cela nous fait penser à ce que nous avions, et à ce que nous déplorons maintenant. Nous souhaiterions presque que ces gorges de sirènes n'aillent plus chanter.

Une oreille peut briser un cœur humain aussi vite qu'une lance. Nous souhaitons que l'oreille n'ait pas un cœur si dangereuse...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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