Le vendredi 22 mars à 20h, heure locale à Moscou, quatre terroristes armés de fusils-mitrailleurs et de grenades incendiaires pénètrent dans une salle de concert, le Crocus City Hall. Celle-ci est située dans la ville de Krasnogorsk, en banlieue de Moscou, à 20 kilomètres au nord-ouest du centre de la capitale russe. Là, 6.000 personnes s'étaient déplacées pour assister à un concert du groupe de rock Piknik. À peine entrés, les terroristes tirent sur la foule. La fusillade durera vingt minutes, puis ils s'enfuient. Le bilan est pour le moment de 137 morts et 180 blessés. Il s'agirait de la plus grosse attaque terroriste sur le sol russe depuis vingt ans.
Selon la chaîne Telegram Mash, la sécurité n'aurait opposé aucune résistance. Les détecteurs de métaux ne fonctionnaient pas, les issues de secours étaient fermées et les terroristes ont réussi à pénétrer dans la salle de concert, tirer sur les spectateurs avant de mettre le feu à la salle dont le toit s'est effondré. D'après d'autres informations, les forces de sécurité et les secours sont intervenus à peu près une heure plus tard et sont parvenus à éteindre le feu au bout de dix heures d'efforts.
Peu après les faits, les Russes, notamment par l'intermédiaire de l'ancien président Dimitri Medvedev (vice-président du Conseil de sécurité de Russie), sous-entendaient que l'Ukraine était susceptible d'avoir perpétré l'attaque. Une accusation aussitôt démentie par Mykhaïlo Podoliak, l'un des conseillers du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Dans la soirée du vendredi 22 mars, le groupe État islamique (Daech) revendiquait l'attentat sur son compte Telegram, et plus précisément sa branche afghane, active en Asie centrale, l'État islamique au Khorassan (EI-K).
Le samedi 23, au matin, Alexandre Bortnikov, le directeur du FSB (renseignement intérieur russe), annonçait l'arrestation de onze suspects dont les quatre...
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