La vieille voiture Lada de fabrication soviétique a arrêté le bruit infernal de son moteur devant le chalet qu'occupait Diego à La Pradera. Un jeune homme grand et maigre, à la silhouette élancée et tressée, descendit avec humilité franciscaine pour dire à Guillermo :
—Monsieur Coppola, il y a un homme qui était déjà accompagné hier d'un autre homme qui veut voir Maradona.- Et il a immédiatement ajouté : « L'un d'eux, le plus grand, est son compatriote et dit qu'il a joué au football avec lui… »-
"Vous a-t-il donné son nom ?", a demandé Guillermo en se levant d'un hamac de type paraguayen dans lequel il consommait une inhabituelle cigarette matinale. Il était environ 11h30.
— L'homme dit qu'il s'appelle Kempes, Mario Alberto Kempes et l'autre ne parle pas espagnol, il parle en gringo, je n'ai pas bien compris d'où ils venaient.
—Eh bien, écoute... dis-leur que maintenant Diego est avec le physiatre et que plus tard il a le médecin, qu'aujourd'hui il lui sera difficile de les recevoir, dis-lui comme ça. Oh, et donne-leur le numéro de téléphone ici pour qu'ils puissent appeler demain avant de venir.
"Guille, c'est Kempes", lui ai-je dit avec la même piqûre avec laquelle il a répondu : "Et que veux-tu qu'il fasse, il ne peut pas être dérangé, quand il est dans la pièce et accompagné, oublie ça."
—Mais Guille est là depuis deux jours, on ne l'a pas vu.-
"Laissez comme ça, ça va baisser, ne vous inquiétez pas", a-t-il ajouté alors que nous reprenons la conversation pour planter le décor des différents moments de la vie de Diego. Le but était de recueillir son témoignage pour rédiger la biographie officielle : « Je suis le Diego du peuple ».
Ce Coppola d'il y a exactement 24 ans – mars 2000 – connaissait comme personne toutes les réactions, répons...
[Courte citation de 8% de l'article original]