Présidentielle au Sénégal : l’histoire inédite d’une élection annulée, reportée puis avancée

France24 - 22/03
Les Sénégalais sont appelés aux urnes dimanche pour élire leur nouveau président au cours de l’élection la plus ouverte jamais organisée dans le pays. Un scrutin qui intervient quelques semaines après…
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Le Sénégal s’apprête à vivre l’épilogue d’un feuilleton électoral aux multiples rebondissements. Dimanche 24 mars, sept millions d’électeurs sont appelés aux urnes à travers le pays pour élire le prochain président de la République.

Cette élection est exceptionnelle à plus d’un titre. Tout d’abord parce qu’elle marque la fin de la présidence de Macky Sall, après douze années au pouvoir. Avec 17 candidats en lice, il s’agit par ailleurs de l’élection présidentielle la plus ouverte depuis l’indépendance du pays, en 1960.

Enfin, elle constitue le point d’orgue d’une intense bataille politique autour de la date du scrutin, initialement prévu le 25 février, et dont l’annulation trois semaines plus tôt par le président avait provoqué une onde de choc dans le pays. France 24 retrace les différentes étapes de cette crise démocratique inédite.

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Sénégal : à Dakar, la campagne bat son plein © LauraMoussetDiallo

Interruption surprise de la présidentielle

Samedi 3 février, Macky Sall prend la parole à la télévision nationale. À quelques heures du début de la campagne présidentielle, il annonce, contre toute attente, le report sine die du scrutin.

"Notre pays est confronté depuis quelques jours à un différend entre l'Assemblée nationale et le Conseil constitutionnel, en conflit ouvert sur fond d'une supposée affaire de corruption de juges", explique-t-il alors, estimant que cette situation menace la crédibilité du scrutin.

Quatre jours plus tôt, le Parlement sénégalais a approuvé une enquête parlementaire pour faire la lumière sur les conditions d’invalidation des candidatures. Celle-ci avait été réclamée par le parti de Karim Wade, écarté de la course présidentielle car détenteur de la nationalité française, alors que seuls les candidats sénégalais – et uniquement sénégalais – peuvent concourir. Ses soutiens affirmaient suspecter deux juge...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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