Ils ne sont qu'une poignée mais sont ultra-convaincus: "L'Afrique du Sud ne peut pas être sauvée, l'indépendance du Cap est notre seul espoir", peut-on lire sur les tracts que ces militants distribuent à un feu rouge dans la ville du Cap.
Connu sous le nom de CapeXit, en référence au retrait de la Grande-Bretagne de l'Union européenne, un petit parti milite à moins de trois mois des élections générales en Afrique du Sud pour l'indépendance de la région du Cap.
Les chances de remporter un large soutien sur cette revendication aux allures farfelues sont minces mais, selon les observateurs, elle est l'expression d'un profond malaise vis-à-vis de l'ANC au pouvoir depuis la fin de l'apartheid.
"Plus le pays va mal, plus l'idée de l'indépendance du Cap gagne en popularité", assure le leader du CapeXit, Jack Miller, 39 ans.
Quelque 27,5 millions de Sud-Africains sont appelés aux urnes le 29 mai pour renouveler leur Parlement qui désignera le prochain président. Selon les enquêtes d'opinion, le Congrès national africain (ANC) au pouvoir depuis trente ans risque de perdre sa majorité absolue pour la première fois.
Tenu responsable d'un chômage endémique (32%) et d'une pauvreté croissa...
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