Pour l’Angleterre, le sentiment de déjà-vu était inévitable samedi soir. Alors que Thomas Ramos alignait le penalty à la 80e minute pour sceller la victoire la plus étroite de la France, les esprits se tournaient vers Paris et le Sud-Africain Handré Pollard faisant exactement la même chose en demi-finale de la Coupe du monde. Si le fait qu’ils soient sortis du bon côté d’un dénouement passionnant une semaine plus tôt démontre les fines marges du sport professionnel, on pourrait pardonner à l’Angleterre d’éprouver à nouveau ce sentiment de naufrage.
Mais celui-ci ne fera pas mal aussi longtemps ni ne coupera aussi profondément. L’optimisme est au rendez-vous du côté de Steve Borthwick. La sortie de la Coupe du Monde a été accueillie avec un certain respect qu'une équipe limitée avait réussi à se frayer un chemin jusqu'au dernier carré mais, à la lumière de sa vaillante défaite en France et de sa victoire passionnante contre l'Irlande, l'Angleterre s'est redécouverte. Ils ont enfin trouvé un avantage offensif qui avait disparu dans la seconde moitié du règne d’Eddie Jones et leurs partisans s’évanouissent à nouveau.
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