L'après-midi a proposé deux noms propres, trois si l'on ajoute Jandilla : Roca Rey et Leguleyo, race et excellence. Des deux côtés, sur le rêve du taureau de Borja Domecq, Roca s'est catapulté sur ses épaules dans un exercice géant de dépassement de soi. Il a soutenu l'après-midi avec une troisième oreille à son ambition de silhouette, et maintenant il est pris au milieu de tous les applaudissements et des étreintes des lampadaires.
La corrida commença bientôt dans la joie avec la belle image d'un taureau Jandilla réalisé dans le moule de la perfection. Quel travail harmonieux, si équilibré, si sévillan. Une claque. Il a souligné une puissance précise qui, mesurée chez le cheval, s'est développée sur sa bravoure catégorique. Les doutes tremblants ont été laissés de côté. Ou derrière sa fixité, sa rapidité, sa répétition et son parcours. A tel point qu'il a laissé un mètre derrière, arrivant humilié d'un autre pas devant. José María Manzanares a dû changer l'approche prudent...
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