Johnny Mercer risque la prison pour avoir refusé de révéler l'identité des lanceurs d'alerte des forces spéciales qui ont fait part de leurs inquiétudes concernant les exécutions présumées d'Afghans.
Le ministre des Anciens Combattants refuse de coopérer aux demandes officielles de l’enquête sur l’homicide illégal d’Afghans, selon The Telegraph. Il lui a été demandé d'identifier les sources qui l'avaient mis en garde contre les atrocités présumées commises par le SAS.
Les soldats ne sont pas des suspects mais des témoins que M. Mercer estime vulnérables et qu'il souhaite protéger. Il leur avait donné l'assurance qu'ils resteraient des sources confidentielles lorsqu'ils lui avaient fait part de ses inquiétudes il y a environ sept ans.
Mais Sir Charles Haddon-Cave, le président de l'enquête, a averti M. Mercer que son refus de citer les sources est « totalement inacceptable ». Dans une réprimande, le juge a déclaré que M. Mercer risquait de faire « partie de ce qui est, en fait, une omerta, un mur de silence, et ce mur de silence fait obstacle à l'enquête et à l'accès à la vérité ».
Lors de sa comparution à l'enquête, le Lord Justice Haddon-Cave a déclaré à M. Mercer qu'il disposait de « pouvoirs très importants en vertu de la loi sur les enquêtes de 2005 » qu'il utiliserait si nécessaire.
La sanction ultime si M. Mercer continue de défier l'enquête est l'emprisonnement, avec une peine maximale de 51 semaines de prison, ou une amende.
Le non-respect de cette loi entraîne également une sanction pénale qui pourrait mettre M. Mercer en infraction avec le code ministériel, voire le contraindre à...
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