Le réseau social est depuis plusieurs mois dans le collimateur des autorités américaines. La menace d’une interdiction de TikTok se précise, ce jeudi 14 mars aux Etats-Unis, au lendemain de l’adoption par la Chambre américaine des représentants d’une proposition de loi qui demande à la plateforme de couper les liens avec la Chine. Il s’agit d’un développement majeur pour le réseau social, même si l’issue du vote à venir au Sénat reste incertaine.
La proposition de loi, adoptée à une large majorité de 352 voix sur 432 élus de la Chambre américaine des représentants, obligerait ByteDance, la société mère de TikTok, à vendre l’application dans un délai de 180 jours, faute de quoi elle serait exclue des boutiques d’applications d’Apple et de Google aux Etats-Unis. Le texte de loi "n’interdit pas TikTok", a précisé le chef de file des démocrates à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries. "Il vise à solutionner des questions légitimes de sécurité nationale et de protection des données liées aux rapports du Parti communiste chinois avec un réseau social", a-t-il expliqué.
La Chine a rapidement répliqué, dénonçant une décision "contraire au principe de concurrence". "Si un soi-disant prétexte de sécurité nationale peut être utilisé pour écarter arbitrairement des entreprises performantes d’autres pays, alors il n’y a plus d’équité ni de justice", a fustigé Wang Wenbin, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, ajoutant : "Quand quelqu’un voit une bonne chose d’une autre personne et veut la lui prendre, ce sont tout à fait des méthodes de voyo...
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