Sénégal : le casse-tête de la campagne électorale en plein ramadan

Clémence Cluzel - LePoint - 11/03
REPORTAGE. Une crise politique à peine retombée, une campagne électorale écourtée, un candidat en prison : le tout alors que débute un mois de jeûne pour les musulmans.

Après des mois d'incertitudes, conséquence du report de l'élection présidentielle du 25 février décidé par le président Macky Sall le 3 février dernier, la campagne électorale peut enfin commencer au Sénégal. La date du scrutin, le 24 mars, a été annoncée dans la soirée de mercredi par la présidence avant d'être confirmée le lendemain par le Conseil constitutionnel qui, initialement, optait pour la date du 31 mars. C'est donc une campagne largement écourtée, à peine deux semaines, contre habituellement les 21 jours prévus par le Code électoral, qui débutait ce samedi 9 et doit se terminer vendredi 22 mars.

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Des candidats prêts à relever le défi

À situation particulière, mesure spéciale. « Nous sommes soulagés d'avoir enfin une date pour les élections, cela a été un combat très difficile pour l'obtenir. J'avais hâte de débuter la campagne », s'enthousiasme Anta Babacar Ngom, seule candidate féminine, qui concourt pour la magistratur...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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