La Garde civile a entendu l'ETA le 11 mars à 8 heures du matin : « Il fallait que ce soient les Maures »

MSN - 11/03
Quatrième étage de la résidence Le Toumalin, à Saint Paul les Dax, sud de la France. Il est 8 heures du matin, le 11 mars 2004, lorsque le chef de l'appareil logistique de l'ETA, Félix Ignacio Esparza Luri, commence sa journée. C'est lui qui contrôle le matériel militaire de l'organisation. A 8h11, il apprend à la télévision qu'il y a eu une attaque. À...

Quatrième étage de la résidence Le Toumalin, à Saint Paul les Dax, sud de la France. Il est 8 heures du matin, le 11 mars 2004, lorsque le chef de l'appareil logistique de l'ETA, Félix Ignacio Esparza Luri, commence sa journée. C'est lui qui contrôle le matériel militaire de l'organisation. A 8h11, il apprend à la télévision qu'il y a eu une attaque. A 8h57 son partenaire de commandement, Bihotz Cornago, se réveille. Les deux membres de l'ETA ne comprennent rien.

-C'est possible? - elle demande.

-Sans avertissement? Non.

-Mec, voyons qui a les couilles de dire oui maintenant, il y a eu un appel et ils sont passés...

Ce n’est pas une fiction : la Garde civile a un micro dans cette maison et écoute tout. À 10h51, et compte tenu des informations qui commencent à être connues, Esparza Luri déclare : « Ils devaient appartenir à Al-Qaïda ». Tout au long de la journée, le couple reste émerveillé. « Il fallait que ce soient les Maures », insiste Esparza.

écoute

Un livre d'un colonel-chef de la Garde civile révèle que la stupeur du responsable logistique de l'ETA a été transmise à Madrid « à temps »

Ces révélations apparaissent dans le livre Sangre, sudor y paz (Penínsul...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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