Dans le village libanais de Kouachra, les habitants parlent encore le turc ottoman

LOrientLeJour - 08/03
Le long d’une route de montagne sinueuse qui mène au Akkar, au Liban-Nord, se niche un minuscule village parsemé d’emblèmes turcs que l’on retrouve sur les panneaux indicateurs et les enseignes des...

Le long d’une route de montagne sinueuse qui mène au Akkar, au Liban-Nord, se niche un minuscule village parsemé d’emblèmes turcs que l’on retrouve sur les panneaux indicateurs et les enseignes des magasins, sur les inscriptions des mosquées et des écoles publiques, et surtout au sommet d’un monument surmonté des drapeaux libanais et turc.

Et ce n’est pas tout. Dans les maisons et les magasins locaux, les habitants parlent encore la langue turque, même si leur nombre diminue. Kouachra, qui ne compte que 2 800 habitants, a la particularité d’être l’un des rares villages turcophones du Liban, vestige de quatre siècles de domination ottomane. Une domination qui a duré du début des années 1500 jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale en 1918. Elle trouve encore écho dans la cuisine, les coutumes et même les codes juridiques contemporains du Liban.

Un panneau de signalisation avec des écritures arabes, turques et françaises. Photo João Sousa

Un peu d’histoire

Centré sur Constantinople, l’Empire ottoman s’étendait à son apogée sur trois continents. Contrairement à la France et à la Grande-Bretagne impériales, les Turcs n’ont pas insisté sur ...
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