Roger Karoutchi : « N’est pas de Gaulle qui veut ! »

Jacques Paugam - LePoint - 28/08
ENTRETIEN. Le vice-président du Sénat observe de son Aventin parlementaire les querelles à droite tout en s’amusant des brevets en gaullisme revendiqués.

Il a été pendant des années le collaborateur et fidèle bras droit de Philippe Séguin à l’Assemblée nationale. Aujourd’hui premier vice-président du Sénat, ce fin connaisseur des cénacles de la droite observe avec un tempérament de sénateur les guerres de tranchées en vue de la présidentielle. Soutien affiché de Valérie Pécresse, l’ancien secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement de 2007 à 2009 espère simplement qu’une primaire tranchera le nœud gordien de la présidentielle tout en ménageant les susceptibilités : « Si nous allions à l’élection divisés, nos électeurs ne nous le pardonneraient pas », prévient-il à l’heure où les candidatures se multiplient.

Engagé pour le général de Gaulle dès l’âge de 16 ans, ce politique à l’ancienne, né à Casablanca, admirateur de Charles Pasqua, sourit à l’évocation du social-gaullisme revendiqué par nombre de candidats. « Être gaulliste, c’est déjà être social, bon sang ! », rappelle l’agrégé d’histoire, sûr de sa droite et de ses valeurs pour 2022. « Nous n’avons pas à nous définir par rapport aux autres. Ce sont les autres qui devraient se définir par rapport à nous ! »

Le Point : Vous avez plaidé en juin dernier pour une « accélération » du calendrier à droite. Nous sommes presque en septembre et la droite se cherche toujours. C’est un premier aveu d’échec pour votre camp dans la course à la présidentielle ?

Roger Karoutchi, premier vice-président du Sénat et membre du bureau politique de LR. © Teresa SUAREZ/REA pour « Le Point »Roger Karoutchi : En réalité, mon initiative, accompagnée de celle des 90 autres sénateurs, visait à alerter sur notre calendrier : n’attendons pas début septembre ou mi-septembre pour décider d’une méthode. Là, les choses sont claires, il y aura bien un vote le 25 septembre des militants et adhérents sur la manière de procéder. D’ici là, les candidats potentiels ou déclarés auront tous à chercher les 250 parrainages d’élus nécessaires, c’est-à-dire que la structuration même de la primaire a commencé. Les appels à candidature ont été lancés, la règle sur les parrainages, établie, le principe d’un vote électronique, r...
[Courte citation de 8% de l'article original]
Loading...