Législatives en Iran : une élection fermée qui se joue entre conservateurs

France24 - 01/03
En l’absence d’alternative, les conservateurs devraient renforcer leur emprise lors des législatives iraniennes de vendredi, puisque les candidats du camp réformateur ont été quasiment exclus du scrutin.…
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La campagne pour les législatives du 1er mars en Iran a suscité peu d’engouement. À quelques jours de l’échéance, de rares affiches de candidats étaient placardées dans les rues de Téhéran, et ce, alors que l’ombre d’une abstention record plane sur le scrutin.

"Longtemps le régime a cherché à obtenir une légitimité par les urnes, avec un taux de participation élevé. Cette fois, il y a eu quelques appels à la mobilisation, mais ça reste finalement très en marge. Un peu comme si le régime, finalement, avait acté l'idée que la légitimité par les urnes n'est plus vraiment nécessaire", analyse Jonathan Piron, historien spécialiste de l’Iran pour le centre de recherche Etopia, à Bruxelles.

L'un des sondages publiés ces dernières semaines - une étude réalisée par la télévision d'État - a montré que plus de la moitié des Iraniens restaient indifférents à ce scrutin. Le taux d’abstention pourrait atteindre son pire score depuis l'avènement de la République islamique il y a 45 ans, préviennent les experts. En 2020, seuls 42,57 % des électeurs s'étaient déplacés dans les bureaux de vote, d’après les chiffres officiels.

Le scrutin est en outre le premier depuis le vaste mouvement de contestation ayant secoué le pays fin 2022 à la suite de la mort de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée pour un voile mal porté. À cette remise en cause du pouvoir s'ajoutent les récriminations liées aux difficultés économiques sur fond d'...
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