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« Le western est un récit très pur, proche du théâtre et de la tragédie »
Romain Brethes - LePoint -
27/08
« Undertaker » est sans doute le meilleur western en bande dessinée depuis « Blueberry ». Retour sur un genre légendaire avec son scénariste, Xavier Dorison.
Des portes de saloon qui claquent, des immensités de neige et de roches, des campements incendiés, des Indiens face à leurs éradicateurs blancs, un héros sombre et désenchanté… Bienvenue dans Undertaker (« Le Croque-Mort » en français), la série qui ferait presque oublier aux amateurs de John Wayne, Glenn Ford ou Clint Eastwood que leur genre a quasiment disparu des écrans de cinéma.
Undertaker est né de la rencontre entre Xavier Dorison, petit génie du scénario depuis Le Troisième Testament dans les années 1990, Ralph Meyer, dessinateur surdoué et émule du grand Jean Giraud-Mœbius, cocréateur de Blueberry avec Jean-Michel Charlier, et Caroline Delabie, coloriste inspirée et créditée comme autrice aux côtés de ses deux compères, chose rare dans la bande dessinée franco-belge. À la différence du cinéma, le western n’a jamais cessé d’être un genre à part entière en bande dessinée dans la lignée de Blueberry, apparu en 1963 dans les pages du journal Pilote.
Si l’on excepte Lucky Luke, parodie respectueuse du Far West à la sauce Goscinny, de nombreuses séries de très haute tenue ont scandé les dernières décennies, sans toutefois parvenir à égaler le souffle grandiose qui se dégage de l’épopée Blueberry. Si les aventures du lieutenant « Myrtille » de... [Courte citation de 8% de l'article original]
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