En 1987, une supernova se produisait suffisamment près de la Voie lactée pour que l'on puisse aussi détecter le flux de neutrinos prédit par la théorie des explosions d'étoiles massives. Aucune supernova n'a probablement été aussi étudiée depuis par les astrophysiciens qui depuis plusieurs décennies observent l'évolution du reste de cette supernova célèbre sous le nom de SN 1987A. Une énigme avait pourtant résisté à la sagacité des chercheurs jusqu'à aujourd'hui : quel cadavre stellaire avait été produit par la mort d'une étoile 20 fois plus massive que le Soleil à ce moment-là ?
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Comme Futura l'expliquait dans le précédent article visible plus bas, l'année dernière, en 2023, le télescope spatial James-Webb avait porté son regard dans l'infrarouge en direction d'un astre mythique pour les astronomesastronomes de la fin du XXe siècle, le reste d'une supernova dans le Grand Nuage de Magellan, à environ 163 000 années-lumière de la Voie lactéeVoie lactée. Cette supernova est connue sous la dénomination de SNSN 1987A et elle a été la plus proche et la plus brillante dans le ciel sur Terre depuis 400 ans environ lorsqu'elle est survenue en 1987.
Découvrez le télescope spatial James-Webb aux côtés d'Astropierre dans cet épisode de Futura dans les Étoiles. © Futura
Sa proximité a permis d'étudier une supernova et l'évolution de son reste comme jamais depuis 37 ans et même de retrouver sur d'anciennes observations l'étoileétoile qui a explosé, une supergéante bleuesupergéante bleue d'environ 20 fois la massemasse du SoleilSoleil. Il était normal qu'une partie du temps d'observation du JWST y soit consacrée pour renouveler la connaissance du reste de SN 1987A.
Une énergie à 99,9 % sous forme de neutrinos et 0,1 % sous forme de lumière
Paradoxalement, ce n'est pas avec des télescopes classiques que la supernova s'est d'abord signalée dans la nuit du 23 au 24 février 1987, mais sous la forme d'une brusque augmentation du flux de neutri...
[Courte citation de 8% de l'article original]