Les lettres de Franco aux alliés pour sortir de l'isolement

MSN - 24/02
La fin de la Seconde Guerre mondiale approche et Franco, craignant les conséquences de sa communion avec les nazis et les fascistes, continue de croire au miracle allemand. En fait, jusqu'à quatre mois avant l'effondrement retentissant du Troisième Reich, Franco n'a pas abandonné l'espoir que les armes d'Hitler l'emporteraient, même par magie, sur ses ennemis. L'ambassadeur d'Espagne en Grande-Bretagne, Jacobo Fitz-James Stuart, duc d'Alba, a rencontré...

La fin de la Seconde Guerre mondiale approche et Franco, craignant les conséquences de sa communion avec les nazis et les fascistes, continue de croire au miracle allemand. En fait, jusqu'à quatre mois avant l'effondrement retentissant du Troisième Reich, Franco n'a pas abandonné l'espoir que les armes d'Hitler l'emporteraient, même par magie, sur ses ennemis.

L'ambassadeur d'Espagne en Grande-Bretagne, Jacobo Fitz-James Stuart, duc d'Albe, a rencontré le dictateur qu'il a servi pour lui faire comprendre que, compte tenu de l'avancée réussie du débarquement allié en Normandie [Jour J : 6 juin 1944], des changements sous le vent étaient nécessaires. "Ne cours pas trop, Alba", lui dit Franco, "le débarquement pourrait encore s'avérer être un piège. Je connais les troupes de l'Axe – je suis les opérations de très près – et [la situation] aux alentours me manque. 80 divisions que je pense que nous verrons apparaître quelque part à tout moment." Et il a répété ce qu'il avait confié aux signataires du soi-disant Manifeste des Vingt-Sept, dès l'automne 1943, 17 avocats de Cortes et dix autres personnalités sociales, parmi lesquelles de nombreux militaires de haut rang, qui ont demandé neutralité formelle et restauration monarchique promise : le führer dispose d'armes secrètes très puissantes, un « rayon cosmique » fantaisiste, qui garantissent la victoire de l'Axe. Comme sa conviction illusoire que les États-Unis adopteraient bientôt l’idéologie phalangiste.

Des trois parties au conflit mondial, l'Axe, les Alliés et l'Espagne, Franco était celui qui souhaitait le plus que l'Espagne entre en guerre : la situation économique et financière était désespérée, la famine généralisée semait le découragement dans la société, les luttes et les désaccords entre les « familles » du Régime menaçaient sérieusement la stabilité du Nouvel État, encore à moitié établi. En témoigne la lettre que Franco a envoyée à Mussolini le 15 août 1940, confisquée à Rome par l'armée américaine, dans laquelle il demande l'aide de son collègue dictatorial pour lui permettre de participer activement au conflit : « À la contribution que l'Espagne fait que l’instauration du nouvel ordre, avec nos années de dure lutte, en offre une de plus alors qu’elle se prépare à prendre sa place dans la lutte contre les ennemis communs. En ce sens, nous avons demandé à l'Allemagne les éléments d'action essentiels, en favorisant les préparatifs et en mettant tout en œuvre pour améliorer autant que possible la situation de l'approvisionnement. Pour tout cela, vous comprendrez l'urgence de vous écrire pour demander votre solidarité dans ces aspirations à la réalisation de notre sécurité et de notre grandeur avec la réciprocité la plus absolue de notre soutien à votre "expansion" [sic] et à votre avenir." Le Duce del Fascismo et le Capo del Governo Italiano ont répondu en applaudissant à sa décision : « votre lettre ne m'a pas surpris. J'ai toujou...
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