Revue de l’univers de William Blake – les peintures des mathématiciens sont surclassées par les Allemands

Jonathan Jones - TheGuardian - 23/02
Une vaste exposition sur le mathématicien anglais établit une malheureuse comparaison avec ses contemporains européens qui, s'avèrent, sont des romantiques de loin supérieurs.
« L’infini qui était caché »… Détail du frontispice de Europe : A Prophecy de William Blake, un livre exposé au Fitzwilliam Museum de Cambridge. Photographie : PA/Musée Fitzwilliam
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« L’infini qui était caché »… Détail du frontispice de Europe : A Prophecy de William Blake, un livre exposé au Fitzwilliam Museum de Cambridge. Photographie : PA/Musée Fitzwilliam
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Revue de l’univers de William Blake – les peintures des mathématiciens sont surclassées par les Allemands

Fitzwilliam Museum, CambridgeUne vaste exposition sur le mystique anglais fait des comparaisons malheureuses avec ses contemporains européens qui, s'avèrent, sont des romantiques de loin supérieurs.

S’il y a un artiste unique, c’est bien William Blake. Pour commencer, « artiste » n’est pas tout à fait le mot approprié pour décrire Blake, qui est également l’un des plus grands poètes de langue anglaise. Ses images et ses paroles s'entrelacent dans ses livres enluminés en édition (très) limitée, imprimés comme il le dit dans Les Noces du Ciel et de l'Enfer « selon la méthode infernale, par corrosifs… faisant fondre les surfaces apparentes, et révélant l'infini qui était caché ». ».

Organiser une bonne exposition de cet artiste n’est pas une mince affaire, car il faut donner un accès visuel instantané à un esprit dont les idées originales, souvent obscures, prennent 944 pages à exprimer dans mon édition des Écrits complets de Blake. Cambridge échoue. Le musée Fitzwilliam est tellement distrait par d’autres artistes qu’il ne vous emmène jamais vraiment dans « l’univers » de Blake, comme le promet le titre de l’exposition.

À moins ...
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