Trump veut paraître modéré sur l’avortement

Elaine Godfrey - The Atlantic - 23/02
Ses aspirants conseillers ont d’autres projets.

Donald Trump n’a pas caché qu’il considérait la position de son parti sur les droits reproductifs comme un handicap politique. Il a imputé la « question de l’avortement » à la performance décevante de son parti lors des élections de mi-mandat de 2022, et il a récemment fustigé le soutien du gouverneur de Floride, Ron DeSantis, à une interdiction de l’avortement pendant six semaines. Trump semble désireux d’être le républicain capable de faire de ce perdant d’une question politique un gagnant.

Et nous venons d’avoir un aperçu de la façon dont il envisage de procéder. La semaine dernière, le New York Times a rapporté que Trump avait exprimé son soutien à l’idée d’une interdiction nationale de l’avortement après 16 semaines de grossesse, sauf en cas de viol ou d’inceste, ou pour sauver la vie de la mère.

Les militants anti-avortement ne pensent évidemment pas qu’une telle restriction aille assez loin. Certains des alliés les plus importants de Trump – notamment des dirigeants évangéliques et des conseillers politiques – soutiennent catégoriquement une interdiction totale, une position que Trump sait être empoisonnée. Trump ne veut rien dire d’officiel sur une interdiction de 16 semaines, indique le rapport, jusqu’à ce qu’il ait décroché la nomination, pour éviter de décourager les électeurs inconditionnels des primaires favorables à une interdiction totale.

Après cela, l’adoption d’une limite de 16 semaines pourrait lui être bénéfique lors des élections générales. Cela mettrait une certaine distance entre lui e...
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