Voulez-vous rester informé, avoir accès à plus de 60 chroniqueurs et reportages exclusifs? Abonnez-vous à Estadão ici!
Réalisé en partenariat avec Projeto Comprova. Cliquez ici pour en savoir plus.
Contenu analysé : articles concernant Aedes do Bem, une boîte contenant des œufs de moustiques Aedes aegypti génétiquement modifiés pour lutter contre des maladies telles que la dengue et la fièvre jaune. L'un des contenus utilise un rapport présenté par Band en 2019 sur une étude suggérant qu'une altération génétique aurait pu créer un super moustique plus résistant.
Les faits le prouvent : les données du ministère de la Santé publiées mercredi 14 février font état de plus de 524 000 cas probables de dengue à travers le pays en 2024, avec 84 décès confirmés depuis le début de l'année. Dans le même temps, les rumeurs sur la dengue se multiplient sur les réseaux sociaux, semant la confusion et potentiellement préjudiciables à la population.
L'une des rumeurs détectées par Comprova concerne Aedes do Bem, un produit d'une entreprise britannique ayant une succursale au Brésil, composé d'œufs de moustiques Aedes aegypti génétiquement modifiés dans le but de contrôler la dengue et d'autres infections, comme le chikungunya et la fièvre jaune. Les publications utilisant un rapport du Band de 2019 sur une éventuelle aggravation de la situation de transmission de la maladie que pourrait provoquer Aedes do Bem sont partagées de manière décontextualisée. L'étude citée dans le rapport a été remise en question par la communauté scientifique et réfutée par les éditeurs de la revue Nature, où elle avait été initialement publiée.
Face au danger de la désinformation liée à la santé, la rubrique Comprova Explica détaille ce qu'est le moustique génétiquement modifié Aedes aegypti pour lutter contre les maladies.
Comment nous avons vérifié : La première étape a été de rechercher la situation de la dengue au Brésil sur des sites Web tels que le ministère de la Santé et qu'est-ce qu'Aedes do Bem sur la page de l'entreprise et dans des rapports sur le sujet.
La page de la Commission technique nationale de biosécurité (CTNBio), l'agence brésilienne de réglementation de la biosécurité, le magazine Nature et l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS) ont également été consultés.