L’histoire selon ChatGPT

Mahdi Khelfaoui - Le Devoir - 17/02
On ne compte plus les révolutions technologiques qui étaient censées transformer radicalement le monde de l’éducation.

Une fois par mois, Le Devoir d’éducation veut proposer des contributions enrichissantes, qu’elles proviennent de chercheurs et de praticiens du milieu de l’enseignement ou d’autres personnes qui ont réfléchi à l’état de notre système d’éducation.

Les avancées en intelligence artificielle (IA) s’accompagnent d’une litanie de prophéties annonçant des révolutions tous azimuts, de la production manufacturière à la pratique juridique en passant par le diagnostic médical et la création artistique.

Récemment, une émission télévisée réunissant le gratin du milieu montréalais de l’IA listait même l’enseignement, domaine d’interaction humaine par excellence, dans les champs qui allaient bientôt être bouleversés par l’introduction des modèles d’IA générative. Cette prédiction n’a cependant rien d’étonnant puisqu’elle s’inscrit dans le concert des discours, souvent alarmistes, d’autoproclamés « experts » en pédagogie qui annoncent la transformation inéluctable des modèles d’apprentissage et d’évaluation dits « traditionnels », en anticipation de l’utilisation massive des agents conversationnels par les étudiants. 

On ne compte évidemment plus les révolutions technologiques qui, depuis 30 ans, étaient censées transformer radicalement le monde de l’éducation. Il suffit de penser à la révolution des tableaux blancs interactifs annoncée il y a quelques années, avant que l’on se rende compte que, pour différentes raisons, la plupart des enseignants n’utilisa...
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