Joris-Karl Huysmans, l’écrivain qui savait détester avec panache aux terrasses de café

<a href="https://www.nouvelobs.com/journaliste/102030/francois-forestier.html">François Forestier</a> - Le Nouvel Obs - 16/02
LA BOÎTE À BOUQUINS DE FORESTIER. Romans non traduits, nanars introuvables, bizarreries oubliées… Cette semaine, vous me remettrez la petite sœur.

Longtemps, je me suis défié de Huysmans. Titulaire de l’une des rues les plus tristes de Paris, il était associé, pour moi, à ce canyon d’immeubles haussmanniens qui relie le boulevard Raspail à la rue Duguay-Trouin, à deux pas du Luxembourg. Pas une épicerie, pas une boutique, pas un bistrot, juste un sombre passage qui faisait peur à l’écolier que j’étais. On entre rue Huysmans avec le sourire, on en sort avec l’âme grise, en quête d’une bouffée d’air. Et puis je suis tombé sur ce petit livre de 64 pages, publié par les éditions Sillage en 2015 : « les Habitués de café », recueil de quatre articles publiés entre 1880 et 1898 dans divers journaux. La vache ! Quel plaisir ! Quelle claque ! Joris-Karl Huysmans a le fiel grandiose, le poison impérial, et sait détest...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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