Par la route, le trajet de 280 miles du mur d'Hadrien à Peterhead traverse une magnifique campagne écossaise, des villages pittoresques et des banlieues animées. Mais ce long trajet deviendra également un chantier de construction de vastes lignes électriques reliant les parcs éoliens offshore aux centres urbains.
La route écossaise, ainsi que d’autres grandes lignes, dont une autre suivant la M6 passant par Cumbria, devraient faire partie d’un « plan national de transport » en cours d’élaboration par National Grid, qui pourrait être publié à temps pour le budget de mars. La démarche vers le zéro net devrait accroître la demande d’approvisionnement en électricité, et le réseau britannique est en train d’être recâblé et étendu pour accueillir les nombreux nouveaux projets d’énergie verte.
Les décideurs politiques sont confrontés à une décennie difficile, car l’objectif de décarbonation du système électrique d’ici 2035 entre en collision avec la tâche quotidienne consistant à maintenir les lumières allumées et à garantir l’alimentation des véhicules électriques, des pompes à chaleur et des machines industrielles.
Dans le pire des cas, les centrales électriques britanniques auront du mal à répondre à la demande croissante prévue au début des années 2030 si une série de technologies naissantes – depuis les centrales électriques à hydrogène jusqu’au captage et stockage du carbone (CSC) – peinent à décoller. Les scénarios varient énormément, mais les prévisions apocalyptiques laissent la Grande-Bretagne avec 39 gigawatts d’énergie de moins que les prévisions précédentes. Cela pourrait signifier que pendant 28 heures – un peu plus d’une journée – au cours de l’...
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