Rome ne récompense pas les traîtres, par Jorge Bruce

Jorge Bruce - La República - 13/02
« Une partie du but de ces mafias aux intérêts illégaux (mines, universités, transports, travaux publics, etc.) est d’essayer de ternir la réputation de ceux d’entre nous qui tentent de les arrêter. »

Cette célèbre phrase a survécu jusqu'à nos jours, grâce à un chef militaire portugais nommé Viriato, qui s'est offusqué de l'Empire romain lors des guerres dites lusitaniennes (147 à 139 av. J.-C.). La tactique que nous appellerions aujourd'hui la tactique de guérilla de Viriato l'a fait traverser les siècles et nous parvenir. Miguel de Cervantes le mentionne dans Don Quichotte de la Manche et Francisco de Quevedo lui consacre un poème dont je transcris quelques vers :

Ces armes sont les veuves de leur propriétaire,

Qui s'habillent avec un courage désastreux

Ceci, s'il est humble et chanceux,

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Ils viennent de Viriato ; il les portait,

Jusqu'ici le dernier rêve dormait

Dans quel privé était le jour blanc.

Le poème s'intitule Tumulo a Viriato. Le leader a été comparé à Vercingétorix (chef de la résistance gauloise contre Rome), Spartacus et… à Che Guevara ! Rome parlait de l'insurrection comme de bellum latrocinium (guerre des bandits). La vérité est que le puissant empire n’a pas pu le capturer, il a donc offert une récompense à celui qui le tuerait. Trois de ses plus proches collaborateurs cro...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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