Au Pakistan, les militaires sortent-ils renforcés des élections ?

France24 - 10/02
Les élections générales pakistanaises du 8 février ont été considérées comme les plus "truquées" de l'histoire du pays. Si le très populaire ex-Premier ministre Imran Khan n'a pas pu se présenter et…
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Sur les bulletins de vote, des dessins de pomme, d'avion, de calculatrice : lorsque les électeurs pakistanais se sont rendus dans les bureaux de vote jeudi 8 février, beaucoup se sont repérés grâce aux nombreux symboles, affichés en plus des noms. Dans ce pays du sous-continent indien touché par un taux élevé d'analphabétisme, ces symboles restent des outils importants pour que les électeurs puissent identifier le parti ou le candidat auquel ils souhaitent apporter leur voix.

Mais aucune batte de cricket ne figurait sur les bulletins, contrairement à 2018 : l'ancienne star de cricket et ex-Premier ministre Imran Khan est derrière les barreaux, et son parti, le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), s'est vu interdire par la justice d'utiliser son emblème. Les candidats soutenus par le PTI ont donc été contraints de se présenter en tant qu'indépendants, chacun utilisant un symbole différent sur le matériel électoral.

Le réel détenteur du pouvoir au Pakistan ne figurait lui sur aucun bulletin de vote : l'armée. Les internautes avaient d'ailleurs surnommé ce scrutin de 2024 d'"élection des généraux", en référence à la toute-puissante armée de ce pays d'Asie du Sud doté de l'arme nucléaire. Des élections considérées comme les plus "truquées" de l'histoire du pays.

Avant le vote, l'opinion était unanime : quelle que soit la personne qui formerait le gouvernement, l'armée continuerait à être la véritable institution à faire la loi. L'administration civile nouvellement élue n'aurait qu'...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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