Joseph-Adolphe Chapleau, ou le pouvoir pourquoi?

Alexandre Dumas - Le Devoir - 10/02
Plusieurs hommes d’État québécois sont passés à l’histoire davantage comme des administrateurs que comme des bâtisseurs.

Une fois par mois, Le Devoir lance à des passionnés d’histoire le défi de décrypter un thème d’actualité à partir d’une comparaison avec un événement ou un personnage historique.

En 2011, l’ancien ministre péquiste François Legault fondait la Coalition avenir Québec, un parti qui se définissait comme n’étant ni à gauche, ni à droite, ni souverainiste, ni fédéraliste. Le manifeste du parti prônait le « redressement » de la société québécoise, notamment en revalorisant l’éducation et en décentralisant le système de santé.

Après cinq ans de gouvernement caquiste, il est légitime de se demander quel est le grand projet de société liant les membres de cette « coalition » aux profils bien disparates. François Legault et ses collègues souhaitent-ils offrir autre chose au Québec qu’une saine gestion des finances publiques ? 

Plusieurs hommes d’État québécois sont passés à l’histoire davantage comme des administrateurs que comme des bâtisseurs. Premier ministre de 1879 à 1882, Joseph-Adolphe Chapleau en est un parfait exemple. Né en 1840, Chapleau est un prestigieux avocat spécialisé en droit criminel. D’une éloquence remarquable, il fait partie de l’élite de sa profession. Il est élu sous la bannière du Parti conservateur aux premières élections québécoises tenues après la Confédération, en 1867. Âgé d’à peine 26 ans, il e...
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