Écosse-France : Alexandre Roumat perpétue la tradition des "fils de" en Bleu

LCI - 09/02
[VIDÉO] - Vingt-huit ans après son père, Olivier, légende du XV de France, Alexandre Roumat va honorer, en Écosse, sa première cape avec le maillot frappé du Coq. Le joueur du Stade toulousain, qui prendra place sur le banc au coup d'envoi à Édimbourg, samedi 10 février, pourrait faire son entrée en cours de match.De quoi prolonger dans une longue tradition tricolore.

Vingt-huit ans après son père, Olivier, légende du XV de France, Alexandre Roumat va honorer, en Écosse, sa première cape avec le maillot frappé du Coq.
Le joueur du Stade toulousain, qui prendra place sur le banc au coup d'envoi à Édimbourg, samedi 10 février, pourrait faire son entrée en cours de match.
De quoi prolonger dans une longue tradition tricolore.

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Le XV de France au Tournoi des Six Nations

Tel père, tel fils. Convoqué mi-janvier à Marcoussis pour préparer le Tournoi, Alexandre Roumat, remis à disposition du Stade toulousain avant le match d'ouverture, n'avait pas pris part à la gifle irlandaise (17-38), à Marseille. Le plus gros revers du XV de France sous Fabien Galthié. Une non-sélection qui ne l'a pas découragé pour autant. "Je me tiens prêt. Mais si je ne suis pas appelé cette semaine, j'attendrai la prochaine et ainsi de suite. Je fonctionne comme ça. (...) Je continuerai de me montrer lorsque j'en aurai l'occasion", disait-il le week-end dernier. 

Convié de nouveau au CNR cette semaine, en prévision du déplacement qui s'annonce délicat à Édimbourg, samedi 10 février (à 15h15, en live commenté sur TF1info), le numéro 8 a été retenu pour aller défier l'Écosse. Vingt-huit ans après son père, la légende Olivier Roumat (62 sélections entre 1989 et 1996), dit "La Roume", vainqueur du Cinq Nations 1993 et troisième du Mondial 1995, "Alex" a de grandes chances de revêtir à son tour, pour la première fois, le maillot frappé du Coq. "C'est quelque chose de sacré, c'est au-dessus de tout", affirmait-il il y a tout juste un an.

Au nom du père... et du rugby

Dans l'antre de Murrayfield, qui ne réussit guère aux Bleus de Fabien Galthié - battus en 2020 (28-17) lors de leur premier hors de l'Hexagone, puis défaits une autre fois l'été dernier (25-21) -, le natif de Dax, sur le banc au coup d'envoi, devrait honorer sa première cape en entrant en jeu. À 26 ans, l'ancien joueur de l'UBB va inscrire son prénom dans le livre d'or du XV de France au côté de celui de son père.

Une longue tradition en Bleu qu'il va perpétuer, en devenant le troisième "fils de" de l'actuel groupe France, après Damian Penaud, fils d'Alain (32 capes de 1992 à 2000), et Romain Ntamack, héritier d'Émile (46 sélections entre 1994 et 2000). Révélé à Biarritz en Pro D2, où Olivier a aussi évolué entre 1998 et 2003, Alexandre partage de nombreux points communs avec celui qu'il décrit, auprès de Sud Ouest, comme son "grand frère, ami en même temps que père".

La terreur des airs Olivier Roumat en février 1996. - JACQUES DEMARTHON / AFP

Comme lui, le troisième ligne ne joue jamais sans un strap sur la tête pour éviter d'avoir les oreilles en chou-fleur. Comme Olivier, à qui il ne rend que deux centimètres sous la toise (1,98m contre 2m), "le géant des Landes" est un joueur puissant et de devoir, sauteur exceptionnel. 

Tout aussi obsédé (par le rugby) que l'était son père
Valérie Roumat, la mère d'Alexandre et épouse d'Olivier

"Ils sont fusionnels. Ils ne parlent que de ça, ils débriefent tout, les matches, les entraînements, les compositions d'équipes", confiait en 2017 dans les colonnes de L'Équipe Valérie, la mère d'Alexandre et l'épouse d'Olivier. "Et si Alex est moins sanguin, il est tout aussi obsédé (par le rugby, ndlr) que l'était son père." Mais, au-delà de cette passion dévorante commune, la comparaison s'arrête là. "Ce ne sont pas les mêmes, ils sont différents, ils n'ont pas le même caractère, pas le même tempérament", expliquait-elle. 

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Sur le pré aussi, le Stadiste cultive ses différences avec son paternel, sans renier son héritage. "Je suis conscient que les gens vont toujours me parler de mon père. Je m'y habitue, je ne me braque pas. (...) Je ne me suis jamais mis de pression par rapport à ça", assurait-il. "Je suis fier d'avoir ce nom, parce qu'il (Olivier, son père, ndlr) a eu sa carrière. Après, j'essaie à ma manière de produire mon rugby, sans me demander si je dois honorer le nom de Roumat. De faire comme si j'étais un joueur avec un nom 'commun'."

Un joueur au "nom commun" qui rayonne dans le jeu de mouvement, où il bat en retraite les préjugés sur son presque double-mètre imposant (108 kg). Expert à la touche et très agile de ses mains, il fait preuve d'altruisme. Tout ce que requiert un bon "finisseur", terme cher à Fabien Galthié pour désigner les entrants en cours de match. Cela tombe bien puisqu'à Murrayfield, c'est justement le rôle qui lui sera confié. Une opportunité pour lui de se faire un prénom.

Yohan ROBLIN

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