Les forces armées israéliennes ont intensifié jeudi leurs frappes aériennes sur Rafah, à l'extrême sud de Gaza, alors que les craintes de combats terrestres grandissaient parmi les plus d'un million de Palestiniens entassés dans la ville.
Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a quitté Israël sans interrompre les combats, concluant ainsi sa cinquième tournée de crise au Moyen-Orient depuis le début de la guerre.
De violents combats ont fait rage malgré les efforts internationaux en faveur d'un cessez-le-feu dans la guerre la plus sanglante jamais déclenchée à Gaza par l'attaque du Hamas contre le sud d'Israël le 7 octobre.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré qu'il avait ordonné aux troupes de "se préparer à opérer" à Rafah, après avoir rejeté ce qu'il a qualifié de "demandes bizarres" du Hamas dans les pourparlers de trêve.
Netanyahu a annoncé cet ordre malgré l'avertissement du chef de l'ONU, Antonio Guterres, selon lequel une offensive militaire vers Rafah « augmenterait de façon exponentielle ce qui est déjà un cauchemar humanitaire ».
Des journalistes de l'AFP ont rapporté qu'Israël a mené au moins sept frappes aériennes pendant la nuit dans la région de Rafah, terrifiant les civils entassés dans des abris et des camps de fortune.
"Ces frappes sont la preuve qu'il n'y a pas de sécurité à Rafah", a déclaré Umm Hassan, 48 ans, dont...
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