Les hindous envahissent une autre mosquée contestée en Inde

Krishna N. Das - Reuters - 08/02
Des milliers d'hindous ont afflué vers le site de la mosquée indienne Gyanvapi, datant du XVIIe siècle, où les prêtres hindous ont été autorisés à dire des prières depuis une cave, dans le cadre du dernier conflit sectaire concernant les lieux saints.
NEW DELHI, 8 février (Reuters) - Des milliers d'hindous se sont rassemblés en masse sur le site de la mosquée indienne Gyanvapi, datant du XVIIe siècle, où les prêtres hindous ont été autorisés à dire des prières depuis une cave, dans le cadre du dernier conflit sectaire concernant les lieux saints.
Un tribunal a statué le 31 janvier que les prêtres hindous peuvent utiliser cette partie de la mosquée de la ville sainte de Varanasi, dans l'État le plus peuplé de l'Uttar Pradesh en Inde, après qu'une étude archéologique a révélé qu'elle avait été construite à la suite de la destruction d'un temple.
Des revendications religieuses contradictoires divisent l'Inde - qui compte une majorité hindoue représentant environ 80% de ses 1,42 milliard d'habitants mais aussi la troisième population musulmane du monde - depuis son indépendance de la domination britannique en 1947.
Les prêtres hindous du temple voisin de Kashi Vishwanath, dédié au Seigneur Shiva, offrent désormais des prières dans la cave de la mosquée Gyanvapi cinq fois par jour, a déclaré le prêtre Ashutosh Vyas, issu de l'une des familles requérantes dans cette affaire judiciaire.
"Chaque jour, plus de 10 000 personnes visitent la région de Gyanvapi pour apercevoir leur seigneur de loin", a-t-il déclaré. "Le nombre a augmenté depuis l'ordonnance du tribunal. Les gens attendent désespérément de voir un temple sur le site."
Reuters n'a pas pu vérifier de manière indépendante le nombre de v...
[Courte citation de 8% de l'article original]
Loading...