La salle d'ouverture est époustouflante : un cercle de magnifiques portraits du XVIIIe siècle suspendus sous un projecteur dans une rotonde sombre. Ignatius Sancho, acteur, écrivain, compositeur, premier homme d'ascendance africaine à voter en Grande-Bretagne, le discours encore rapide sur les lèvres, siège pour Thomas Gainsborough à Bath. Un jeune homme, à moitié souriant, mais avec un front prudent, pose pour John Singleton Copley à Londres. Francis Barber, serviteur et compagnon chéri de Samuel Johnson, tient sa belle tête haute dans le studio de Joshua Reynolds à Leicester Square. Barber sera l'héritier du Dr Johnson.
Chaque modèle de chaque grand tableau est noir (y compris l’imagination contemporaine de Kerry James Marshall de Scipio Moorhead, un artiste afro-américain asservi dont la vie et l’œuvre ne sont connues que par l’éloge éphémère d’un poème de 1773). Toute une galerie de sujets noirs : cela n’est jamais arrivé à la Royal Academy auparavant. C'est un début idéal pour l'exposition la plus dramatique, la plus captivante et la plus radicale destinée à sortir la RA de ses 256 ans d'...
[Courte citation de 8% de l'article original]