Février n’est jamais un mois comme les autres pour qui a grandi au milieu des perruques qui grattent, de l’odeur de renfermé sécrétée par les imposantes malles de déguisements, des chaussures à talons d’un goût douteux, des longs manteaux en fourrure pailletés de crachin, des plumes de boa roses semées dans les ruelles obscures, des orgies de kouign des Gras, des confettis amassés dans le caniveau et des fanfares entêtées réchauffant le ciel gris.
Dans le port finistérien de Douarnenez, février est le mois des excès salutaires, du bazar organisé et des extravagances autorisées. Février est le mois des Gras – et n’allez pas parler de carnaval ! Ici, cette fête revêt un autre nom et a ses propres rituels. Du samedi au mercredi, on brave le froid pour se faire bonne sœur débridée, mariachi flamboyant, pimpante reine d’Angleterre, danseuse brésilienne moustachue, CRS coiffé d’un...
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