Formule 1 : le patron de Mercedes raconte comment Lewis Hamilton lui a annoncé son départ chez Ferrari

LCI - 02/02
[VIDÉO] - Le transfert de Lewis Hamilton, qui va passer de Mercedes à Ferrari à partir de la saison 2025, a fait l'effet d'une bombe, jeudi 1ᵉʳ février, dans le milieu de la Formule 1.Après avoir acté le départ du septuple champion du monde vers la concurrence, Toto Wolff, le patron de l'écurie allemande, s'est dit surpris "par le timing" de cette décision.Il a raconté comment tout s'est accéléré en l'espace de quelques heures.

Le transfert de Lewis Hamilton, qui va passer de Mercedes à Ferrari à partir de la saison 2025, a fait l'effet d'une bombe, jeudi 1ᵉʳ février, dans le milieu de la Formule 1.
Après avoir acté le départ du septuple champion du monde vers la concurrence, Toto Wolff, le patron de l'écurie allemande, s'est dit surpris "par le timing" de cette décision.
Il a raconté comment tout s'est accéléré en l'espace de quelques heures.

"C'est arrivé plus tôt que ce à quoi je m'attendais." Les premiers mots de Toto Wolff, au lendemain de l'annonce du départ surprise de Lewis Hamilton pour Ferrari, à l'issue de la saison 2024, sonnent comme un aveu. Oui, Mercedes a été pris de court par la soudaine envie d'ailleurs du pilote britannique, qui s'était pourtant lié, fin août, à l'écurie allemande jusqu'en 2025. Le septuple champion du monde, âgé de 39 ans, a activé une clause de sortie incluse dans son contrat lui permettant de quitter l'étoile à trois branches, où il évoluait depuis 2013 avec six titres à la clé, pour s'engager en faveur de la Scuderia. 

Plus que sa décision, c'est "le timing" qui a surpris Toto Wolff. "Lorsque nous avons signé la prolongation avec Lewis, nous avons opté pour un contrat à court terme et ces événements ne sont donc pas une surprise, mais le timing l'est peut-être", a avoué le manager autrichien lors d'un point presse en ligne, convoqué en urgence. "Si on m'avait dit il y a deux jours que Lewis partirait vers Ferrari, je ne l'aurais pas cru", a-t-il assuré. Avant de raconter, en détails, comment il a appris la nouvelle. 

"J'ai entendu la rumeur quelques jours avant mais j'ai voulu attendre le petit-déjeuner programmé avec Lewis, mercredi matin, chez moi, à Oxford", a-t-il narré, la mine fatiguée. "C'est à ce moment-là qu'il m'a annoncé. Je n'ai pas essayé de le convaincre du contraire. On a discuté de comment faire au niveau de l'annonce, de la communication, de comment on protège l'année 2024 pour qu'elle soit un succès avec nos deux pilotes, que tout ça ne crée pas trop de situations bizarres." "On a discuté une bonne heure au total", a poursuivi le directeur d'équipe chez Mercedes, étonné du changement pied abrupt du Britannique. "Je ne sais pas vraiment pourquoi il a changé d'avis, car, lors de la période de Noël, nous étions en phase. Il faut lui demander."

Il était à la recherche d'un nouveau défi
Toto Wolff, directeur de l'écurie Mercedes

Bien qu'emprunté par cette annonce subite, Toto Wolff a affirmé n'avoir "aucune rancœur" envers l'ancien pilote de McLaren. "Ça ne fait pas mal", a-t-il assuré. "Notre aventure professionnelle va s'interrompre mais ça ne veut pas dire que celle personnelle s'arrête. En lui, j'ai trouvé un ami avec qui j'ai bâti une relation depuis plus de dix ans." Concernant le choix de Lewis Hamilton de rejoindre Ferrari, il s'est d'ailleurs montré compréhensif. "Il était à la recherche d'un nouveau défi, d'un nouvel environnement. C'était sans doute la dernière possibilité de faire quelque chose d'autre pour finir sa carrière."

"Chaque pilote rêve de cette combinaison et de cette voiture rouges", a ajouté le patron de Mercedes, évoquant la fascination que porte le futur coéquipier de Charles Leclerc à l'écurie au cheval cabré. "On a discuté plusieurs fois du fait que ce serait excitant pour lui de le faire un jour. On était toujours arrivés à la conclusion que rester chez Mercedes était le meilleur choix, mais je n'ai jamais ignoré la possibilité d'un changement pour Ferrari ou une autre équipe. C'est comme ça." 

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L'effet de surprise passé, Toto Wolff va désormais plancher sur l'après-Lewis. "Je ne vais pas me précipiter", a-t-il indiqué. "On verra quelle est la meilleure association possible avec George (Russell)", qu'il voit en potentiel "leader de l'équipe". "On a juste besoin de faire les bons choix pour le deuxième pilote", a-t-il appuyé. "Il y a une variété de pilotes disponibles sur le marché. (...) Je n'ai pas encore parlé avec l'équipe pour savoir quelle direction on voulait prendre, plutôt un rookie ou un pilote d'expérience." Esteban Ocon, toujours managé par Mercedes, fait office de candidat naturel. Ça tombe bien : il est en fin contrat chez Alpine. 

Yohan ROBLIN

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