VIDÉO - Agriculteurs : ces irréductibles qui poursuivent le mouvement malgré les annonces

LCI - 02/02
[VIDÉO] - Les annonces du gouvernement et les appels syndicaux à lever le mouvement des agriculteurs sonnent-ils la fin des blocages ?Non, des irréductibles mènent encore des actions ce vendredi dans plusieurs régions de France.Le JT de 13H de TF1 est allé à leur rencontre.

Les annonces du gouvernement et les appels syndicaux à lever le mouvement des agriculteurs sonnent-ils la fin des blocages ?
Non, des irréductibles mènent encore des actions ce vendredi dans plusieurs régions de France.
Le JT de 13H de TF1 est allé à leur rencontre.

Aucun produit d'origine étrangère n'est épargné. Dans ce supermarché du Pays basque ce vendredi matin, des agriculteurs remplissent les caddies de tout ce qui n'est pas français, avant d'asperger le tout à la bombe de peinture. Malgré les annonces du gouvernement et l'appel de leur syndicat national à lever les barrages, ces agriculteurs entendent poursuivre leurs propres actions. "Pour nous, ces annonces ne suffisent pas, explique Eric Mazain, représentant de la FDSEA des Pyrénées-Atlantiques, face à notre caméra. Il faut les analyser, que ce soit des actions concrètes par rapport à la trésorerie de nos exploitations. Sur un caddie d'une valeur de 100 euros, poursuit cet éleveur, il n'y a que 6,50 euros qui reviennent à l'agriculteur, et ça, ce n'est pas normal". 

Une action menée sous les yeux des clients compréhensifs, mais parfois impuissants. "Je suis tout à fait d'accord pour l'action qui est menée, qu'il faut acheter français, estime une femme. Mais nous, retraités, notre problème, c'est en fin de compte notre pouvoir d'achat. Quand on va faire les courses, on va au meilleur marché".  Dans les Pyrénées-Atlantiques, la mobilisation se poursuit ainsi un peu partout, comme dans le centre commercial d'Orthez que montre notre reportage, ou encore à Pau.

"C'est une rustine sur une jambe de bois"

À l'autre bout de la France, près de Nantes, ils sont une vingtaine d'agriculteurs toujours présents sur la route sur laquelle notre équipe se rend. Pour la Confédération paysanne qui organise ce blocage, aucune des annonces du gouvernement ne répond aux besoins immédiats des agriculteurs. "C'est une rustine sur une jambe de bois. On ne demande pas l'aumône, on demande que nos produits soient payés à leur juste prix, au kilo, au litre, à l'unité. Pas qu'on nous donne 150 millions cette année, qu'on nous paye tout simplement nos produits à leur juste prix", lance Jean-François Guitton, secrétaire général de la Confédération paysanne 44.

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Sur l'A7 au sud de Lyon aussi, des tracteurs bloquent encore. Ces agriculteurs non syndiqués estiment que les annonces du gouvernement ne sont ni concrètes ni suffisantes. "Quand on entend qu'on va simplement ne pas augmenter les importations de poulets ukrainiens, ce n'est pas ça qu'on veut entendre, explique un manifestant. Ce qu'on veut, c'est qu'on stoppe complètement. Quand on voit des céréales qui rentrent à 100 euros la tonne, et que nous, il nous faudrait 250-300 euros, ça ne nous convient pas".  

La FNSEA prévient de son côté : si les annonces du gouvernement ne sont pas rapidement mises en place, l'ensemble des actions reprendra. 

La rédaction de TF1info | Reportage Jeanne Quancard, Hortence Villatte, Manon Monnier

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