L'entrée de la Grande-Bretagne dans la ligne de trêve dans le sud représentait un nouveau sommet dans les efforts diplomatiques occidentaux pour empêcher l'expansion de la guerre sur ce front. Les pourparlers tenus hier pendant quelques heures par le ministre britannique des Affaires étrangères David Cameron à Beyrouth ont coïncidé avec une prise de position américaine bruyante mettant en garde contre les affrontements dans le Sud qui pourraient déboucher sur une guerre similaire à celle de Gaza. Cet effort diplomatique sera renforcé par la visite au Liban mardi prochain du nouveau ministre français des Affaires étrangères, Stéphane Ségornet, lors de sa première visite au Liban, succédant à Catherine Colonna.
Les sources rencontrées par Cameron ont déclaré à « Nidaa Al-Watan » qu'il avait exprimé la volonté de la Grande-Bretagne de contribuer efficacement au renforcement du déploiement de l'armée dans le sud en application de la résolution 1701, notamment au niveau des équipements et des techniques logistiques afin qu'elle puisse mener à bien la mission. tâches qui lui sont assignées aux côtés de la « FINUL », et d’étendre seule la légitimité libanaise et son autorité dans le domaine d’opération des forces internationales. Cameron a averti que le Liban ne devrait pas attendre un cessez-le-feu à Gaza parce que le cours des choses va dans cette direction et que le Liban doit donc veiller à ses intérêts nationaux et que toute solution ne doit pas se faire au détriment de sa stabilité. Il a dit franchement : « Vous devez cesser le feu dans le sud aujourd’hui avant demain pour éviter des répercussions qui pourraient être très dangereuses, car il n’est pas garanti que plus tard, si la guerre à Gaza s’arrête, les Israéliens arrêteront leurs opérations militaires au Liban. » Cameron pensait que la négociation permettrait à elle seule de résoudre les conflits frontaliers restants entre le Liban et Israë...
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