Les subventions d'un million de dollars que le gouvernement andalou a accordées à la fédération andalouse de l'UGT pour offrir des cours de formation aux chômeurs ont servi, en partie, à payer des primes, à payer des voyages au Costa Rica et à Dublin pour les dirigeants syndicaux et même à payer les location du stand que le syndicat possède à la Foire d'Avril de Séville.
Cela a été clairement démontré ce mardi lors du procès qui se déroule devant le tribunal de Séville contre cinq anciens dirigeants de l'UGT-A et leur entreprise Soralpe et dix fournisseurs de confiance du syndicat. Les quinze sont accusés d'une prétendue fraude de 40,7 millions d'euros avec des subventions du Conseil destinées à la formation que le syndicat aurait utilisées pour se financer de manière irrégulière.
Le procureur anti-corruption Fernando Soto a procédé à un interrogatoire exhaustif avec le chef de l'Unité opérationnelle centrale (UCO) de la Garde civile qui a enquêté sur cette affaire -alors capitaine et maintenant commandant-. Le témoin a détaillé le « circuit d'argent » qui circulait entre le syndicat et son entreprise instrumentale Soralpe.
C'est précisément cette société, Soralpe, qui a servi à payer les primes, à financer les voyages et à payer le loyer du stand de la Foire d'Avril, comme l'indiquent les nombreux courriels et documents comptables recueillis par les chercheurs.
Ainsi, le responsable de l'UCO a confirmé avoir analysé un document, saisi à Soralpe, qui reflète des paiements mensuels ou des primes aux dirigeants de la fédération andalouse de l'UGT entre 800 et 3.000 euros par mois. Cet écrit est « pertinent » et c'est pour cela qu'il a été inclus dans...
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