Cathy Sweeney : « Je suis naturellement curieuse donc je m'attarde sur tout »

The Irish Times - 27/01
Le premier roman de Sweeney, Breakdown, raconte l'histoire d'une femme qui se lève un matin et, par impulsion, au lieu d'aller travailler, se dirige vers le sud sur une autoroute.

Parlez-moi de votre premier roman, Breakdown.

Breakdown est le roman d'une femme qui se lève un matin et, sur un coup de tête, au lieu d'aller travailler, roule vers le sud sur une autoroute. Son intention est simplement de prendre quelques heures pour elle – prendre un café, faire quelques courses, se faire coiffer – mais elle ne revient jamais.

Il n’y a qu’un nombre limité d’intrigues. Les crises de la quarantaine et les ruptures de mariage ne sont pas nouvelles. "L'histoire de la façon dont une femme devient enseignante et non artiste est ancienne." Était-ce un défi satisfaisant de réinventer ou de déconstruire ce matériau ?

C’était profondément satisfaisant de prendre un personnage qui est presque un trope littéraire – la femme qui a tout mais qui veut plus – et de réécrire son histoire dans une perspective féministe.

S’interroger sur les racines autobiographiques de la fiction est mal vu de nos jours, mais y a-t-il quelque chose d’intéressant à dire sur la façon dont vous transformez l’expérience en art ?

La plupart des écrivains de fiction s’appuient sur leur expérience personnelle, mais aussi sur leurs connaissances, leur observation et leur imagination. Le résultat est aussi semblable à la vie que le sont les rêves.

À quoi pensez-vous lorsque vous regardez le monde ces jours-ci ?

Je suis naturellement curieux donc je m'attarde sur tout, des caisses des supermarchés à la forme d'un arbre sur le ciel.

EN SAVOIR PLUS

Vous avez décrit « la nature indomptable du désir » comme « l’histoire la plus ancienne du livre… une bête qui traque les gens ». Dis m'en plus.

Il faudrait un long essai – ou un roman – pour explorer le coût de la sublimation du désir en « objectifs de vie ».

Quelle liberté trouvez-vous dans l’écriture, dans la vie de l’imagination ? Dans quelle mesure est-il satisfaisant de répondre au monde par des mots ?

Je ne peux ...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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