Le metteur en scène responsable de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques la plus ambitieuse de l'histoire à Paris en juillet dernier a été tellement dépassé par la tâche lorsqu'on lui a demandé pour la première fois de le faire qu'il a appelé sa mère en larmes.
Thomas Jolly, l'un des jeunes réalisateurs français les plus talentueux, a éprouvé "un sentiment de vertige" lorsqu'il a été pressenti pour diriger artistiquement le défilé en plein air sur la Seine devant des milliards de téléspectateurs.
Sa tâche : concevoir une cérémonie qui verra des milliers d'athlètes parcourir six kilomètres (quatre miles) sur le fleuve en flottille, la première fois que des Jeux olympiques d'été débutent en dehors du stade principal.
Le modeste prodige de 42 ans avait non seulement besoin de développer un concept spectaculaire, mais a également dû faire face à de nombreuses contraintes de sécurité, budgétaires, architecturales ou encore fauniques.
"Il y a la question de la Seine qui n'a pas la même profondeur à un endroit qu'à un autre", a-t-il déclaré à l'AFP dans un entretien cette semaine. "Les ponts n'ont pas la même solidité, pas plus que les berges du fleuve.
"Le vent ne souf...
[Courte citation de 8% de l'article original]