La Maison Blanche a exhorté ce jeudi les sénateurs américains à parvenir à un accord pour une aide essentielle à l'Ukraine, après des informations selon lesquelles Donald Trump cherche à torpiller toute avancée sur ce dossier. Selon des médias américains, le grand favori de la droite pour la présidentielle incite les républicains à s'opposer à l'accord pour priver son rival, le président démocrate Joe Biden, d'une victoire politique avant l'élection de novembre.
Ces dernières semaines, les élus républicains ont mis la pression sur l'administration Biden en liant toute nouvelle aide à l'Ukraine à des mesures plus strictes contre l'immigration, un des thèmes de campagne de Trump. Un accord entre sénateurs républicains et démocrates semblait sur le point d'être conclu ces derniers jours.
Lire aussi
Avion militaire abattu à Belgorod : erreur de l'Ukraine ou manipulation de la Russie ?
Le budget destiné à l'aide à l'Ukraine s'est épuisé fin 2023 faute d'accord au Congrès, alors que Kiev s'inquiète de plus en plus du manque d'aide des États-Unis comme de l'Union européenne, ses principaux soutiens depuis l'invasion russe en février 2022.
À la Maison Blanche, on assure que l'administration Biden a géré ce dossier de "bonne foi" avec les républicains, notamment lors d'une réunion avec le président lui-même la semaine dernière. "Nous allons continuer à être de bonne foi et nous espérons que les républicains resteront à la table des négociations pour que nous y arrivions", a déclaré à la presse une porte-parole de la Maison Blanche, Olivia Dalton.
Un avion a été abattu ce mercredi matin au-dessus de Belgorod, en Russie. Moscou accuse Kiev d'être à l'origine du crash de cet avion et de ses "65 prisonniers de guerre". À l'heure actuelle, aucun élément ne permet de confirmer la version russe.
Les ministres européens de l'Intérieur ont discuté jeudi de l'avenir de l'accueil des quelque 4,2 millions d'Ukrainiens qui bénéficient actuellement dans l'UE d'un statut de protection temporaire jusqu'en mars 2025.
"Comme vous le savez malheureusement la guerre n'est pas finie. Et les mesures de protection temporaire doivent s'arrêter en mars 2025. C'est plus tôt qu'il n'y paraît", a déclaré la secrétaire d'Etat belge à l'Asile et la Migration, Nicole de Moor, dont le pays assure la présidence semestrielle du Conseil de l'UE.
La Maison Blanche a exhorté jeudi les sénateurs américains à parvenir à un accord pour une aide essentielle à l'Ukraine, après des informations selon lesquelles Donald Trump cherche à torpiller toute avancée sur ce dossier. Selon des médias américains, le grand favori de la droite pour la présidentielle incite les républicains à s'opposer à l'accord pour priver son rival, le président démocrate Joe Biden, d'une victoire politique avant l'élection de novembre.
Ces dernières semaines, les élus républicains ont mis la pression sur l'administration Biden en liant toute nouvelle aide à l'Ukraine à des mesures plus strictes contre l'immigration, un des thèmes de campagne de Donald Trump.
Voici les dernières informations marquantes sur le conflit :
- La Russie et l'Ukraine se sont rejeté la responsabilité jeudi lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU après le crash la veille d'un avion militaire russe près de la frontière ukrainienne. La Russie a annoncé l'ouverture d'une enquête pour "terrorisme", Moscou accusant Kiev d'avoir abattu sciemment l'engin qui, selon les autorités russes, transportait 65 prisonniers ukrainiens. Le commissaire ukrainien aux droits humains, Dmytro Loubinets, a de son côté demandé à ce que l'ONU et la Croix-Rouge aient accès au site du crash.
- L'Ukraine a annoncé jeudi avoir abattu 11 drones sur 14 lancés par la Russie pendant la nuit et qui ont fait plusieurs blessés dans les régions du sud du pays.
- Des journalistes d'investigation en Ukraine ont été récemment visés par des opérations d'"intimidations" potentiellement liées aux enquêtes qu'ils mènent sur la corruption dans le pays, a regretté jeudi l'organisation Reporters sans frontières (RSF), qui dénonce "une multiplication des pressions contre les médias" ukrainiens.
- La justice russe a condamné jeudi à quatre ans de prison pour "extrémisme" Igor Guirkine, ardent nationaliste et vétéran du front ukrainien en 2014, devenu un détracteur du Kremlin tout en soutenant l'assaut contre l'Ukraine.
Bienvenue dans ce direct cons...
[Courte citation de 8% de l'article original]